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Quoi de neuf à Berlin, quatre ans après la réunification
de l'Allemagne ? La ville, qui est restée confinée
pendant plus de 40 ans dans une ceinture |

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de fer, est entrée depuis le 1er octobre 1990 dans une nouvelle
ère de fort développement. Pourtant, de nombreux
vestiges hérités de la période communiste
demeurent, comme pour rappeler un passé douloureux, difficile
à effacer en quelques années. C'est ce contraste,
parfois ce choc, qui fait de Berlin une ville passionnante.
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Prenzlauer
Berg connaît une vie nocturne et culturelle intense. L'atmosphère
y est alternative, on y rencontre une faune riche en couleurs dans
un décor souvent glauque tel des façades de bâtiments
portant encore les marques de la dernière guerre et laissées
à l'abandon durant 50 ans de dictature communiste. Les bars
trouvent leur originalité dans leurs décors loufoques :
art post-industriel et futuriste ou matériaux de récupération
de style latino voire bidonville... Ou dans leur emplacement :
une ancienne Kommandantur de la police est-allemande, un bar-squat
sans enseigne dans un appartement désaffecté. |

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En juin dernier, les 1 800 derniers soldats russes ont quitté
Berlin, imités peu après par les derniers soldats
alliés. Le départ des troupes russes a été
littéralement acheté par le gouvernement allemand,
qui a dû promettre aux Russes de financer la construction
de logements en Russie pour tous leurs soldats qui stationnaient
à Berlin. L'addition s'élèvera à 15 milliards
de marks, soit 52 milliards de francs.
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L'une des plus impressionnantes manifestations de l'été
est la gigantesque Techno-Rave Party annuelle. Celle du 2 juillet
dernier a rassemblé sur le Ku'damm des centaines de milliers
de jeunes aux looks excentriques. Ils sont venus de toute l'Allemagne
et d'autres pays d'Europe pour défiler en dansant sur des
rythmes rapides et aux basses puissantes, dans la rue ou sur des
camions où des sonos géantes ont été
installées. Chose étonnante, tout ceci n'est possible
que grâce à une combine juridique aberrante :
la Techno-Rave Party revêt le statut de manifestation
politique contre toutes les discriminations sexuelles, raciales
et autres (d'où son autre nom : Love Parade).
A ce titre et en vertu de la liberté d'expression, elle ne
peut pas être interdite par les autorités. Ainsi les
organisateurs échappent-ils au paiement des droits sur la
diffusion des disques, aux normes limitant les niveaux de décibels
et au nettoyage des montagnes de déchets que le défilé
laisse derrière lui. Malgré le gigantisme de l'événement,
les incidents sont très rares, car le service d'ordre est
imposant. |
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